Ringard…
Tu ringardises’
et tu refuses’ les leçons des générations ?
Tu stigmatises’
les différences’, tu banalises’ les répulsions…
C’est
l’contraire’ de sympathiser et ça va jusqu’à mépriser !
Comme’
si enchaîner les outrances’, c’était juste’ les vulgariser.
T’es
déjà boomer à vingt ans pour ta sœur qui n’en a que douze !
Eh !
elle’ te prend pour un looser, tête en l’air, les pieds dans la bouse ?
Tu
as le blues comme un crooner parce’ que tu penses’ qu’elle’ te jalouse ;
Quand
tu prêtes’ le flanc aux haters, tu deviens l’auteur de ta loose…
Tu
voudrais rajeunir en vrai, mais vraiment tu n’as pas trop l’choix :
Entre
un avant et un après, devine’ le poids du temps sur toi !
Ton
passé n’est plus qu’un souve’nir. Toi, tu voudrais le voir reve’nir ?
Tu
pourras toujours te mentir… or tu n’pourras jamais te fuir…
Je
sais qu’j’vais te faire’ de la peine’ : n’oublie pas que t’es pas Bruce’
Wayne !
Il
y’a des jours où tu te traînes’ ; tu te sens lourd comme une’ baleine
Mais…
On t’ignore’
comme une éolienne’ qui vend du vent en le brassant !
Ça
t’essore’ quand ton âme est pleine et tu plains ton sort en passant ;
Tu
as toute’ ta vie devant toi ! Tu te retournes’ ? Qu’est-ce’ que tu
vois ?
Tes
tous premiers pas de guingois comme’ Pumbaa ou bien comme’ Laa-Laa.
‘Faut
pas pleurer pour ça, crois-moi ! ou prévois un plus grand mouchoir !
Bon !
alors pleure’, si tu y tiens ! C’est c’que font d’mieux les arrosoirs :
Un
arrosoir, ça fait du bien pour une laitue, c’est comme’ pleuvoir…
Mais
ne t’attardes’ pas sous la pluie comme’ dans une’ baignoire’ : c’est
malsain !
Et
puis regarde un peu c’qui suit : pluie aujourd’hui ; soleil demain ?
Tu
étais beau comme un poulbot ; tu vieilliras comme un crapaud,
Comme’
tous les hommes’, les animaux ; comme une’ bimbo ou comme’ Rambo !
Oh !
tu sais bien que tout vieillit et que la mode’, ça se démode.
D’abord,
la mode’, c’est pas c’qu’on suit ; c’qu’on suit, c’est des mèmes’ et des
codes :
Le
quoi-qoubé, ça n’se dit plus ! On est passé au six-seven !
Un
mois d’plus, c’est du déjà vu ! et on étrenne’ d’autres rengaines.
On
te fait porter une’ casquette’ sur la sellette et c’est tordu ;
Ça t’amène
au délit d’sale’ tête ; est-ce’ que seule’ment tu t’es bien vu ?
Ça
t’emballe’ comme une’ scie sauteuse à la découpe un peu furieuse ;
Déballe’
tes mots sur des phrases’ creuses’ ! La coupe est vide : elles’ sont
fumeuses.
Ringard
un soir ? soir de cafard ! Cherche un espoir dans ton miroir !
Tu
es ringard dans le regard de ceux qui te voient sans te voir.
Tu
auras beau faire’ de ton mieux,
Un
jour aussi tu seras vieux !
Un
jour, tu en feras l’aveu :
Ringardiser,
ça peut creuser le fossé des générations.
Stigmatiser
les différences’, attiser les oppositions,
C’est
l’contraire’ de sympathiser et ça va jusqu’à mépriser !
Comme’
si enchaîner les outrances’, c’était juste’ les vulgariser.
Est-ce’
que tu te trouves’ beaucoup mieux, au mépris de tes ascendants ?
Est-ce’
que tu prendras un coup d’vieux si t’es compris par tes parents ?
Les
gens d’avant, la vie d’antan… tout passe’, s’efface et toi aussi !
Et
c’est c’que pense’ront tes enfants à leur tour, un jour, loin d’ici :
A
chaque’ naissance’ tout recommence et c’est comme un cycle infini.
Dans
le magma de tes mantras, ‘y’a jamais de Mea Culpa ?
Au
lieu d’rugir comme’ Godzilla, rougis comme une’ fraise’ Tagada !
Redescends
un peu sur la terre’. Quand tu planes’ trop, bah ! ça te perd !
T’es
pas solaire’ quand t’es lunaire’ : tes hauts, tes bas sont tes repères.
T’es
pas tout seul dans tes galères’ ! D’autres’ y ont ramé avant toi.
Prends
ta boussole et laisse’-toi faire. ‘Y’a pas d’quoi s’affoler pour ça !
Sur
ta route’, tu croise’ras tes doutes’ ; Fais- attention à la Dame’ Blanche !
Il
y’a des déroutes’ qu’on redoute et combien d’alarmes’ qu’on déclenche ?
Eh !
tu risques’ même’ de mal finir comme’ dans la mire’ de Palentir !
Est-ce’
que ça va te ralentir ? Est-ce’ que tu pourras t’en sortir ?
Regarde’
chez ceux qui l’ont risqué s’ils ont matraqué leur carma :
‘Y’a
deux façons de l’attaquer : soit comme un lion, soit comme un rat.
Le
meilleur guide est l’expérience et là ton âge’ devient ta chance.
Ta
peur est perfide’ quand elle’ vient des naufrages’ de ton existence.
Tu
connaîtras mille’ raz- d’marée sur tes plages’ de mobilité…
Demande
aux loups d’mer chevronnés quels parages’ sont à éviter.
Le
bonheur est dans le partage et la sagesse à ses richesses.
Est-ce’
tu penses’ que d’être sage est une’ faiblesse’ de la vieillesse ?
Mathusalem ;
le Père’ Fouras et le Grand Lama te le disent :
Aucun
problème’ n’est une’ menace’ quand leur coda fait ta devise.
Reste-
toi-même’, fort et tenace’ face aux doxas qui nous divisent.
Tu
voudrais rajeunir en vrai, et pourtant tu n’as pas trop l’choix :
Entre
un avant et un après, devine’ quelle est la meilleure’ voie !
Ton passé
n’est plus une option. Ouais ! et l’ave’nir est une’ fiction.
Tu
peux croire à tes opinions… Méfie-toi de tes convictions :
La
vie te donne’ra des leçons et tu feras tes révisions
Car…
Tu
auras beau faire’ de ton mieux,
Un
jour aussi tu seras vieux !
Un
jour, tu en feras l’aveu :
Ringardiser,
ça peut creuser ; favoriser la division ;
Stigmatiser
les différences’, banaliser les exclusions…
C’est
l’contraire’ de sympathiser et ça va jusqu’à mépriser !
Comme’
si enchaîner les outrances’, c’était juste’ les vulgariser.
Ton
jeune âge’ n’est qu’une arrogance’ quand tu mets les autres’ en
question :
Ta
jeunesse’ n’est qu’une illusion quand elle’ zappe’ les générations.
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