mardi 3 mai 2016

LA RAISON DES RÉSEAUX...

La raison des réseaux...


C’est un espace où tout se voit...
Où le silence a tant de voix,
Que tant de voies lui sont offertes !
Et chaque instant court à sa perte...

Ça n’va pas plaire à tout le monde,
Mais là, j’ai des pensées qui grondent :
J’ai pris le parti de tout dire !
Je vais l’écrire’... mais sans maudire...

On veut brûler sa rage... On veut
Juste allumer des contre-feux !
Et le bûcher qu’on a trouvé,
C’est la tribune où l’enflammer...

Mais c’est comme un cercle vicieux !
La surenchère, à qui peut mieux !
On croit jouer les bons apôtres,
Lorsqu’un mot en appelle en autre...

On est seul... ou accaparé...
L’arrêt n’a pas droit de cité
Et l’action n’est qu’une impression...
Sur des réseaux, pleins d’addictions !

Ce sont des champs d’exubérances...
« Avec » ou bien « sans » pertinence...
Où l’impertinence est de mise
Et l’abstention, très compromise ;

Un semblant de révolution...
De tensions, d’évacuation,
D’abstractions, que ça récupère...
Comme une illusion... planétaire !

C’est gratifiant d’être connu,
Reconnu par des inconnus,
Jusqu’à l’autre bout de la terre...
Alors que tout n’est jamais... qu’éphémère !

Que restera-t-il de tout ça ?
Que des idées, qu’on oubliera ?
Des photos... ou des vidéos,
Sans raccords et sans scénario ?

En selfie... en spams... Instagram...
Les egos deviennent’ un programme 
A partager avec un tchat...
Un clash... un flash... avec Snapchat !

On est plus un mouton qu’un bouc,
Quand on est accroc... à « Facebook » !
Un temple idyllique et laïque,
Où « l’on se shoote » avec des « like »...

On a le droit de s’exprimer...
D’« imprimer » pour pas « déprimer » !
Comme’ Gutenberg l’avait « osé »,
Avec ses tripes’ et du papier !

‘Yavait des temps de création...
Pour tant de maisons d’édition...
Mais pour les réseaux, la raison,
C’est... « la cour de récréation » !
Qui voit sa ligne d‘horizon
Comme un choix digne d’ambition ?
Qui connaît la loi des passions...
Ou même’... le poids des convictions ?

Est-ce’ qu’on rencontre encore’ des gens
Sous leurs « pseudos »... de temps en temps ?
Est-ce’ qu’on a l’amour du vivant...
Ou le « complexe du divan » ?

On est piégé par des passe’-temps
Qui nous relancent’ à tout bout d’champ !
‘Y’a pas de trêve’... c’est comme un rêve
Qui nous reprend, quand on se lève...

Comment résister aux sirènes,
Si on oublie qu’elles’ nous entraînent ?
Où ça nous mène, une autoroute
D’informations brèves’ et trop courtes... ?

C’est un flot de contradictions..
Qui dégénère en divisions,
Dès qu’on se frite ou qu’on se fâche...
Ou qu’on résiste... et qu’on se lâche !

‘Y’a pas de blues dans la colère
Qui fait le buzz ou vous libère :
Quand on se bashe... on plaît beaucoup !
Quand on se crashe... on fait des views !

Qui veut juste être populaire
Et tout remettre à sa bannière ?
Mais qui va s’offrir en pâture...
En profils... ou en devantures ?

S’exposer à la calomnie...
S’imposer, pour des « colonies »,
« Dix-mille’ messages’ à partager »
Entre « amis sages’ ou enragés »...

Twitter des tonnes’ d’insanités...
Habitées par des vanités ?
Qui oublie qu’on peut s’essouffler ?
Que « persifler » n’est pas jouer !

On peut « troller » des « cons-trolleurs »...
Ou... « poster » sur des « cons-posteurs » :
Toute’ Réalité Occultée
Libère’ des Leurres’, en vérité !

Si tout se passe en couverture,
Qu’est-ce’ qui nous offre une « ouverture » ?
Une apparence est trop flatteuse...
Lorsqu’elle’ n’est, souvent, que menteuse !

On peut flouer des « fous » voyeurs...
Et les fourvoyer à toute heure...
En donnant des infos floutées
Qui datent’ et qui les font douter !

On va régaler la galle’rie
D’humour bancal... Pourvu qu’on rie !
Rira bien qui rira « pour rien » :
Quand c’est gratuit... ça mange’ pas d’pain !

Qui sait le poids d’ses intentions...
Ou fait des choix sans conviction ?
Qui voit sa ligne dhorizon
Comme’ sous le signe d’une’ vocation ?
‘Y’a des « cours de récréation »  
Ouvertes’ à toutes’ les dérisions !
Mais pour les réseaux, la raison,
C’est un moyen de diversion :

Puisqu’on s’attache à leurs filets...
C’est que c’est un filon qui plaît !
On y met toute’ sa liberté...
Oui, mais... on omet d’exister !

Cet enthousiasme est virtuel,
Quand le marasme est bien réel ;
Ce qui a nourri votre envie,
Vous l’avez pris à votre vie !

C’était voulu dès le début !
On vous veut reclus et repu...
Juste « un sniper à court de balles »...
De maux... de mal... et c’est viral !

Votre idéal est tombé là :
Dans l’arène ou dans l’agora !
Vous n’voyez pas qui le verra...
Ni l’embarras qui restera !

Vous oubliez qu’on vous épie :
La censure’ n’a pas de répit !
Elle’ figure au cœur du « système »,
Sans rendre un compte, elle’ vous en ferme !

L’imprimatur est sans partage !
Comme une’ dictature’ sans visage...
Vous êtes’ en proie aux algorithmes
Qui broient l’espoir de nouveaux rythmes...

Et vous ravalez le tempo,
A défaut de changer de peau...
Vous vous conformez au format...
Qui fait râler fort... mais tout bas !

On tire un trait sur des portraits
Que vous portez... C’est juste « exprès »,
Qu’on vous oblige à moins d’excès...
Et ça fustige’ votre succès !

C’n’est pas que vous fassiez de l’ombre...
Ou que votre opinion soit sombre...
C’est votre lumière’ qu’on enterre
Quand elle éclaire’ trop de mystère !

Ça n’peut pas plaire à tout le monde,
Que vos mots soient des maux qui grondent :
Et votre parti... : « de tout dire ! »,
C’est pour ça qu’on veut vous bannir !

C’est aux chapitres’ où tout se voit,
Que votre silence est un choix...
Mais pas le vôtre, à ce point-là,
Que vous y perdiez votre voix !

Ça n’va pas plaire à tout le monde...
Mais là, j’ai des pensées qui grondent :
J’ai pris le parti de tout dire...
Et de l’écrire’... mais sans médire !

‘Y’a des « cours de récréation »
Offertes’ à toutes’ les diversions...
Mais pour les réseaux, l’intention,
C’est un état de soumission :
Qui sent le poids de ses passions,
Ou fait le choix d’une addiction ?
Qui sait « la part de la pression »
Qui rime avec ses ambitions ?
L’émulation « sans concession » 
Et l’instrumentalisation
Des colères’ ou des convictions ?

‘Y’a des raisons d’indignation
Qui promettent’ une insurrection
Ouverte aux récupérations !???


Où est la ligne dhorizon,
Entre « la rage... et la raison » ?!!!

Les réseaux sont-ils asociaux ?
On les voudrait pourtant cordiaux !


A chacun d’en faire un moyen
De profit pour tous les humains :
A nous tous d’y semer l’envie

Qui nous ramène... à la vraie vie !




 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

dimanche 20 décembre 2015

PLUIE DE SOLEIL...

Pluies de Soleil...


























Je rejoins mes espoirs... au fond de tant de rêves...
Mais pas dans ma mémoire, où ma guerre est sans trêve !
Sous mes draps de sommeil... je voudrais voir le ciel !
Et je vois du soleil... au bout d’un long tunnel...
C’est comme un paradis... « Dis, pourquoi c’est l’enfer
Quand je rouvre les yeux sur ma misère’, ma Mère ? »
La nuit s’est allongée sur nos toits de taudis...
C’est la peur de l’horreur qui, sans fin, l’épaissit !
Et la faim nous rend maigres... quand nos maîtres sont gras !
Depuis ma favela, moi, je mène un combat
Qui est celui de vivre, où la mort a vaincu
Tous ces frères’ bien-aimés... qu’aujourd’hui, j’ai perdus :
A mon cher Pepito, on lui a pris ses reins !
Puis son ptit corps tout froid, on l’a compté pour rien !
Les tueurs sont masqués... et quelquefois, casqués...
Et nous, nous sommes’ parqués... et trop souvent traqués !
Comment vivre l’effroi... sans réchauffer nos vies ?
Mais non ! c’n’est pas de froid, qu’on frémit, par ici !
Je m’efforce de croire, sous le poids qui m’assomme,
A la force de l’âme... à l’écorce de l’homme !

Lorsque tout est truqué, que peut-on espérer ?
Ecouter des mensonges’ ou voir la vérité ?
On va juste en parler aux actualités...
On pourra y penser, et puis, vite, oublier !

« J’ai confié mes espoirs à Ta bonté, mon Dieu !
Ici, on veut Te voir... au moins encore un peu !
Si Tu n’es pas l’auteur de la folie humaine,
Toi, Tu sais d’où elle’ vient, et Tu sais où elle’ mène ! »
Moi, j’ai dû, sur ma terre, endurer la terreur...
Et des ères’ de misère... qui ont l’air d’une erreur...
J’ai connu des horreurs, que ma pudeur enterre...
Et des heures’ de fureur, que rien ne fera taire !
Ici, on voudrait vivre, on veut garder sa vie
A l’écart des cartels... à l’abri des lobbies :
Quand le droit perd la main, la justice’ perd la tête !
Et ses bras vous arrêtent... et ses lois vous soumettent !
Démon des démunis... histrion de l’histoire,
La junte... est au pouvoir ! C’est la jungle aux prétoires ;
Les barreaux de la haine enferment l’innocence...
Les bourreaux se déchaînent’, en termes de violence...
Et l’étau de la peine’ se referme en silence
Sur des êtres’ en errance et leur chair en souffrance...
On va juste exhumer leur dignité posthume
Et l’exhiber, un jour : assurer qu’on l’assume ! 

Lorsque tout est faussé, que doit-on préférer ?
Se prêter aux mensonges’ ou louela vérité ?
On pourra en parler aux actualités,
Juste avant d’évincer ce qu’on veut oublier !

« Y’a-t-il un paradis ? Dis, pourquoi c’est l’enfer...
Quand je rouvre les yeux sur ma misère’, mon Père ? »
: J’ai confié mes espoirs à La Bonté de Dieu !
Ici, je veux prier... au moins, encore un peu !
Je m’efforce de croire... sous le poids qui m’assomme
Et, dans cette’ farce infâme, à la force de l’homme !
Mais j’ai mal à mon âme... à force d’y brûler
Toute’ mon humanité, face à la cruauté
De ces maudits bandits qui nous gouvernent, ici,
En dépit de nos droits... au mépris de nos vies !
La terre est aux abois... et c’est son sang qu’ils boivent...
Afin de s’en repaître ! avant que tout s’aggrave
Et qu’elle’ réserve un sort... à leurs châteaux de sable :
Pour qui produit la mort, la Vie est redoutable !
Ce qui pourrait s’abattre un beau jour sur leur tête,
C’est le fruit d’un désastre... la fin de leurs conquêtes !
Moi, je garde l’espoir, au fond... même’ si j’en rêve...
Et, malgré mon histoire, où la guerre est sans trêve...
Au bout de mon cauche’mar... au bout de leur tunnel...
De leurs fusils cruels, s’ils tirent’ à balles’ réelles...
Je vais trouver mon Ciel... et gagner mon Soleil !
Sous Sa lumière’ « battante’ », les jours se renouvellent !

Quelque part, c’est banal...
Quelque part, c’est vital !

Dans un monde enfumé, comment se repérer ?
Débusquer les mensonges’... ou voir la vérité ?
Essayer d’en parler et puis... s’y retrouver...
Mais... comment s’en tirer et... qu’est-ce’ qu’on peut changer ?
On pourrait bousculer les actualités !
Priez, si vous pouvez !... pour elles’... si vous voulez !
Ou alors... essayez !


Moi, j’essaie dy penser... juste avant d’y passer !...