Les mots qui fâchent…
Parfois
on s’lâche, on s’bashe, on s’clashe’ comme on s’cravache avec des mots…
Comme’
les fachos, comme’ les gauchos, on s’est chauffés. Alors, c’est chaud !
On
s’est trop dit de noms d’oiseaux, on s’est maudits, ça nous r’froidit !
On
s’est produits comme’ dans un show ; on s’l’est promis : c’est bien fini !
Puis
on s’conduit comme’ des marmots ; comme’ des barjots ; comme’ des
Bozos ;
On
est comme’ pris de soubresauts, comme’ Tornado sous un lasso.
On
est compris comme’ Bernardo sous un rideau derrière’ Zorro…
Il
y’a des maux qui nous menacent ;
Des
maux qui tachent’. Des mots qui fâchent.
Sur
nos parcours, ils laissent’ des traces.
Mieux
vaut chaque’ jour qu’on s’en détache !
La
vie n’est pas une’ mère’ tranquille’ dans une’ famille’ qui nous rassure.
On
a des fissures’ qu’on maquille et des fêlures’ dans la voilure.
Comme
une’ mer sous un ciel d’orage, on s’enrage avec mille’ colères ;
On
s’engage à se faire’ des guerres’ ; des querelles’ viles’ au lieu d’se taire ;
On
abuse’ de ruses’ et d’excuses’ en croisière’ mais sur le radeau
D’la
Méduse, est-ce’ qu’on s’en amuse’ ? Cette’ galère’ n’prend pas l’air mais l’eau !
A
quoi bon ce méli-mélo ?
Il
y’a des maux qui nous menacent ;
Des
maux qui tachent’. Des mots qui fâchent.
Sur
nos parcours, ils laissent’ des traces.
Mieux
vaut chaque’ jour qu’on s’en détache !
J’me
voyais sûr comme’ du pyrex or j’ai pu frire’ comme un rôti ;
J’me
croyais dur comme du silex mais ma pire ex m’a ramolli…
J’ai
cru mourir comme on expire’. Sans mentir, il fallait qu’j’m’en tire !
J’étais
mordu par un vampire’. J’aurais fondu comme’ de la cire.
Tous
mes fusibles’ étaient grillés.
Tout
aurait même’ pu empirer !
La
furie m’avait fusillé…
Il
y’a des maux qui nous menacent ;
Des
maux qui tachent’. Des mots qui fâchent.
Sur
nos parcours, ils laissent’ des traces.
Mieux
vaut chaque’ jour qu’on s’en détache !
Après
ça, j’me suis affalé sous des rafales’ de sentiments,
Plus
mal qu’un fuyard en cavale’ qui ressasse’ ses ressentiments.
J’aurais
bien pu finir broyé sous une’ masse’ de remords amers ;
J’pouvais
choisir d’aller m’noyer sans qu’je fasse’ d’efforts pour le faire.
J’étais
plié comme un roseau ; j’aurai prié pour pas tomber.
Comme
étripé, j’ai pu flipper, assombri, mais j’ai pas sombré
Et
plutôt que d’me suicider, j’ai splitté avec mon passé.
Il
y’a des maux qui nous menacent ;
Des
maux qui tachent’. Des mots qui fâchent.
Sur
nos parcours, ils laissent’ des traces.
Mieux
vaut chaque’ jour qu’on s’en détache !
J’ai
repris de la fluidité quand la vérité a fuité.
J’ai
appris de toutes’ les manières’ à m’extraire’ de tell’ment d’ornières :
Celle’
que cachent’ toujours les cœurs fiers mais qui les rend lourds comme une’
pierre ;
J’ai
compris mes erreurs d’hier et que l’amour pose’ des barrières
Entre
c’qu’on ose et sa lumière. J’ai choisi d’en faire’ ma bannière !
Alors
j’me pose’ les bonnes’ questions
Pour
lui donner toujours raison !
Il
y’a des maux qui nous menacent ;
Des
maux qui tachent’. Des mots qui fâchent.
Sur
nos parcours, ils laissent’ des traces.
Mieux vaut jamais qu’on s’y attache !
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