Nos Guignols !
Tous
nos guignols sont des gogols, tous inscrits à la même école.
Ça
vous promeut des protocoles’ ; ça nous promet des carmagnoles !
On
te prescrit des interdits ; on te proscrit des tas d’envies.
Pour
nous leurs lois sont sans merci quand les nantis sont à l’abri.
Leurs
agite’ments sont pathétiques’ ; leurs agisse’ments sont despotiques.
Clowns
maléfiques’ ou fous sadiques’, bouffons publics et politiques ;
Entre gimmicks et polémiques’, tout
est comique’ ; tout est tragique !
Un
avilisse’ment névrotique ; un asservisse’ment hypnotique.
Ils
sont sans âme’ ? Prenez leurs armes !
Quand
des guignols sont tes idoles’, ta foi est molle’ comme’ celle’ d’un troll !
Pas
vu pas pris mais qui décide ? Est-ce’ qu’on a pu rester placide ?
En
face’ du vice’ l’abus valide‘ l’hubris d’une’ tribu déicide !
Tous
ses chakras de rats maudits sont des crachats de mort horribles ;
Du
clan du diable au sang de Dieu, les innocents sont pris pour cible.
Apprends
l’Histoire’, pas les histoires’ ! Crois-tu qu’une’ Croix n’soit que du
bois ?
Statut
bizarre’ pour des statues décapitées sans bras ni voix ;
Perdus,
hagards, nuit et brouillard… loin des vertus, les gens s’égarent.
Répare’
ton art, repère’ ton phare et prépare’-toi au grand départ.
Reprends
ton âme et lâche’ tes larmes !
Quand
tes idoles’ sont des guignols, ta foi hors sol est celle’ d’un troll !
Loges’
assassines’ qui te vaccinent’… corrompues, cornues et malignes…
Est-ce’
qu’on a saisi leurs racines’ ? Qui les as vues’ ? Qui les
devine ?
Mathusalem
fit des golems ; anathèmes’, Salem et totems ;
On
ne récolte’ que ce qu’on sème. Un requiem comme un Amen !
Un
peuple aura cru être élu. Qui aura su qu’il est déchu ?
Écoute’
ce qu’en a dit Jésus ; Il est venu ! C’était prévu.
Les
héritiers déshérités voudraient encore’ nous gouverner ;
Tout
renier pour tout mériter ; reformater l’Humanité.
Rallume’
ta flamme, éteins leurs drames !
Quand
tes idoles’ sont des guignols, ta foi est folle’ comme’ celle’ d’un
troll !
Des
bûchers font des holocaustes’ ; forêts que dévore un veau d’or ?
Vas-tu
danser au bal de Faust ? Fosses’ de Baal, et malles’ de Pandore.
Qu’est-ce’
qu’il en restera après ? Corps mutilés. Terres’ sinistrées !
Quel
inventaire’ pour leurs vainqueurs ? Quels faussaires’ pour
l’administrer ?
J’ai
pu voir perdre les repères’ de tant de gens éparpillés ;
Regards
mouillés, terroirs pillés ; tant de vérités maquillées !
Promoteurs
de parterres’ solaires’… Pour quel salaire’ ? Pour quel butin ?
Feux
dans les yeux et puis plus rien ! Même un retour reste incertain.
Ils
sont sans âme’ ? Prenez leurs armes !
Quand
des guignols te camisolent’, ne t’console’ jamais comme un troll !
Qui
veut débattre à l’infini avec un État déserteur ?
Est-ce’
qu’il faudrait se battre aussi contre des manipulateurs ?
Tant
de magnats sont prédateurs ! Tant de chasseurs sont des tueurs.
Tant
de dignitaires’ incendiaires’, serviteurs de leurs dieux d’horreurs.
Mais
combien feront de victimes’ quelques pyromanes’ anonymes ?
A
qui va profiter le crime’ ? Demandez-le aux sayanim !
Trop
de bois brûlent’ comme’ les charpentes’ des églises’ ! Tout est donc
normal ?
Des
chacals hurlent’ quand ils nous mentent’ ! Réalise’ l’étendue du mal !
Dans
leurs brasiers mourait la vie comme’ parfois on vivrait la mort…
Les
pleurs, les cris, même’ les plus forts n’enterrent’ ni malheurs ni remords !
Il
y’a des choix qui nous condamnent…
Contre
tes larmes’, reprends tes armes !

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