jeudi 9 avril 2015

TU ES UN LOUP...

Tu es un loup...

Tu es un loup... un loup-voyeur...
Tu voudrais bien brûler les planches’ : sous tes pamphlets, ça t’fait pas peur !
Sapeur de moral sans remords : pas peur d’infliger ta mort sûre
Ou de mettre à jour ton journal ; les mœurs à mal... en devanture !
Et pour ton canard déchaîné... fier mais boiteux... tu deviendrais teigneux ;
Unesangsue malgré la censure ; un pou furieux :
Tu chasses’ partout les moutons noirs !
Si cafarder sert aux cafards, garde un regard sur qui te garde !
Car canarder nuit aux canards ! Alors, prends la fuite ou prends garde !
Tu dis : « Charlie ! »... Tel un héros, tu cries « Haro ! » sur les barbouzes’ ! Quel bien t’a pris ?
Toi, qui écris comme une fourmi,
Cest des mygales’ qui sen régalent !
Vont-elles’ fleurir ta pierre’ tombale ?
Voici, en FranceDimanche... ou pas... ici... Paris : ... on Veut Sa Dose... On veut sa prose, où la Glose erre...
Partout... par terre’, comme en peinture’... tu mets ta griffe comme une’ panthère...
Et mites et pigeons se partagent
Pour remplir ou pour lire’ tes pages’... où ton Gala fait des ravages...  
Et puis malheur aux chiens galeux que tu veux fliquer ou piquer !
Tu t’es engagé à tuer à coups d’blasts et d’insanités ; massacrer des monstres sacrés
Pour sauver d’un bourdon sans nom une’ population sans passion...
Ne t’fais pas d’mouron ! C’est plié : c’est sûr que d’aucuns en mourront
Sociale’ment, souvent, sur la paille :
Ceux qui font ton plan... ta bataille’, ton gibier... ta précieuse’ volaille,
« Aux œuvres d’art et aux œufs d’or »...
Tu leur poses’ des lapins malins... Tu livres’ aux poulets (ça c’est fort !), aux cachots malsains... les assassins, les saints agneaux !
Pour les manchettes’, t’es pas manchot !
Tu serais fâché ? Ou facho ?
Mais pour des moutons enragés, tu n’connais pas le mot « cadeau » :
Aucun tri ni repli... Aucun quartier !
Tout ça file’ pile’-poil au panier,
À grands coups de bélier ! aux bastions de la BAC, au BAC dans les prisons...
Cancre’ ici ; cancrelats ; tu remplis ta mission :
Les barjots, les barbeaux... les zonards, les taulards, leur menace a bon dos !
C’est avec leurs barreaux que tu fais tes lingots !
Ça va jusqu’aux ados... parfois, jusqu’aux marmots, que tu cherch’à « moucher »...
Grenouilles’ sans bénitier que tu irais confier
A des rétiaires’ pressés de prendre à leurs filets des pécheurs affairés
Afin de leur prêcher ce qui peut les r’pêcher... du moins... les appâter
Par une ligne’ de conduite... ou des entrefilets dans des facs simulées :
Quand des magouilles’ embrouillent’ les scènes’ de charité, l’amitié fait pitié !
Dans des sectes’ enfumées aux projets nébuleux ; sous l’empire ombrageux
De gourous malicieux ; de marabouts véreux...
Face aux compromissions, que faut-il espérer ?
Qu’après avoir gagné leurs rameaux d’olivier,
Les colombes’ en réseaux aient raison des corbeaux ?
Que ça puisse engendrer l’envie d’un idéal,
Au-delà des « pulsions-répulsions » animales !!!?
Toi, t’es juste un crapaud jaloux des oiseaux rares !
Et qu’ils soient drôles’ ou pas, tu veux les voir tricards !
T’es qu’un cabot à fleur de peau... juste un kapo
Bavant le froid, soufflant le chaud !
Pour toucher ton cache’ton, tu crachotes’ un venin sur un vélin tout doux,
Ou dans des feuilles’ de choux où grouille un tas d’vermines’ ; où ça couine’ de partout !
Ah ! Régner sur la Toile’, vaille’ que vaille’ ! Ça t’emballe davilir des « étoiles »
Avec de l’argent sale ! ou bien les faire’ chanter quand, toi, tu mènes’ le bal ?
Tu deviens l’aigle fin qui joue au plus retors,
Abusant de tes prises’ dans tes serres’ de raptor,
En expert patenté de la langue’ des vipères !
Et tu sers ton poison comme on sert un dessert !
Alors, tu lèves’ un lièvre’, mais ça n’plane’ pas très haut !
Et c’est pas du gâteau, la tambouille’de tes mots...

C’est comme une occasion, pour toi, d’ouvrir le feu
Sur les fêlures’ du monde et ça t’amuse un peu !

Loup-dguerre, loustic...
Dis-moi, quelle’ mouche’ te pique :
Choisir de faire’ la nique à la moindre critique,
Est-ce un tic ? Pas d’panique ! Il faut que tu m’expliques...
Si tu paparazzites’ à fond les opinions qui font du mal... ou font des bonds...
Pourquoi t’y accrocher souvent comme un morpion ?
Est-ce’ que tu vois les hommes’ aussi, pareils à des fourmis,
Quand tu veux bousculer ces pions que tu manies ?
Comme’ sur un échiquier,  ça garnit ton chéquier ?
Aurais-tu mis ta puce à l’oreille’ des banquiers 
Qui veulent’ bien financer ton ouvrage’ de bousier ?
Pour tricoter en bourse un bas d’laine’ protégé,
Tu deviens leur caniche en service’ détaché ;
A l’abri dans leurs niches’, tu déniches’ des marchés...
Alors tu fais la taupe et tu te trouves’ au top,
Tant que rien ni personne’ ne te décoche un stop !
Avec tes gros cigares’, heureux comme une’ cigale,
Rat-dieu comme un roite’let... sans égard, sans égal...
Pour singer ces vieux paons flanqués de leurs gorilles,
Tu lézardes’ et te mires’ au soleil tant qu’ça brille !
Mais passe’-moi le virus,
Que j’te comprenne en sus :
Fais-tu la chasse aux marronniers, aux serpents d’mer très ordinaires ;
Boucs émissaires’ pour ta carrière’ ? Dois-tu glaner des serments d’pairs ?
Fréquenter des lits d’poules’, à dos d’âne’ sur les blâmes’ qu’on condamne et redoute
Aux carre’fours de l’intox... Écraser des limaces’ le long des autoroutes
D’une info frelatée ? A qui sers-tu ta soupe
A la criée (à la grimace’) ? Vas-tu ramper à quelques pieds, simplement parce’ que tu te loupes ?
As-tu rabattu le yéti, lancé un scoop ou un défi ?
A défaut, par dépit, à tout hasard et vu d’ici... tu pourrais dire’ combien d’ânes’ rient ?
Mais tu papillonne à l’envi pour mieux butiner l’air du temps ;
Quelques rumeurs... quelques humeurs ; les vrais tuyaux... les faux, fuyants...
Veux-tu infester la doxa en la contaminant là, comme’ ça ?
Tu lances’ des nuées de « nouvelles’ neuves’ » comme’ le retour des hirondelles mais le printemps, elles’ ne l’font pas !
Besogneux comme une ruche’ d’abeilles’, tu gères’ des scandales’ à la pelle,
Dont les bas-médias font leur miel !
Pour toi, c’est comme un sacerdoce... et tu fendrais ta carapace,
Aussi féroceque Carabosse’, pour t’arroger les meilleures’ places
Dans la meute où tu crées l’émeute,
Parmi des fous, parmi tes fans
Si fiers de toi, quand tu cancanes !
(Mis à part ceux qui sont ermites)...
Ton succès est venu si vite !
Et tu n’veux plus courber l’échine
Devant tes maîtres’ et tu devines
Que la loi des plus forts se nourrit... (à l’ abri !)
D’un trop plein de faiblesses quelquefois consenties :
Ce qui fait le pouvoir
Provient de le vouloir !

L’arroseur-arrosé, c’est le chapitre deux :
Une’ seconde’ chance’ pour toi... et ce n’est pas qu’un peu !

Les aveux tu les voles’ : quiproquos de barbeau !
Ça n’méduse plus personne’ quand tu prends des râteaux
Et qu’à tous les échos, tu claironnes’ : « je ris... con ! »...
Fais plutôt la marmotte’ que mauvaise impression !
Quand tes sermons bidons roulent’ dans les caniveaux, sans s’couer l’opinion,
Là tu deviens loup-phoque !
Y’a pas d’quoi s’mettre en loques’ ! ety’a qu’toi que ça choque.
Ce qu’on gagne à se taire, on le perd quand on s’terre’ sans repère et sans but...
Et tu pleures’ les clameurs sans pudeur de la rue ; les erreurs où tu chutes
Avec de viles’ manières’ dans ta triste tanière...
C’est ton choix, ta bannière !
Mais pour donner le change, à défaut de râler tu brames’ ou tu souris !
Souris ! Et cours toujours ! Tu n’es pas pacha, man ! Alors ça te chafouine !
Tu fais moins le chameau ! moins d’entrechats déments ou de crachats de maux
Qui piègent’ les pt’tits’ mickeys du gotha sur-mondain : les charlots, les catins ;
Tu séduis moins les bitchs’ quand tu perds tes moyens et tu deviens rat-daim
Quand tes crocs sont trop courts
Pour trancher leurs vœux lourds !
Sans rentrer dans le rang, tu regagnes ton camp !
Moins vachard et brave’ vache’, tu as moins de mordant
Au milieu des faux-cerfs dont tu as l’agrément :
Ces vautours de l’info ; ces fauves’ qui vivent’ en clans !
Et ces requins en bans, on voit, comme’ le loup blanc,
Qu’ils te laissent’ aux abois... 
Et tu deviens leur proie !
Être... ou avoir un horrible cancer ? A ton tour de savoir...
Y’a même des charognards, rusés comme’ des renards,
Qui vont t’en faire’ goûter du dard, dans leurs guêpiers
Ou tu as mis les pieds :
Un p’tit oiseau narquois qui s’en donne à cœur joie ;
Ceux qui te voient en lion, comme interdit de voie ;
En cador, en condor qui a brûlé ses ailes
Sur les brûlots ardents qui lui donnaient du zèle ;
Scélérats amusés qui te r’font le portrait :
C’est des rats qui te toisent’ sur la Toile : on connaît !
Le tableau : tabloïds et razzias de ragots...
« Taïaut ! »... Sus au blaireau ! On te colle au poteau ! Tu connais le topo !
Au prochain numéro, tu réduis la voilure :
Tu deviens la pâture
De ces tireurs de flancs ; prédateurs aux dents dures...
C’est une’ torture’ qui dure...
Et pour ce marathon, te voilà « profil bas »... plutôt « façon tortue »...
C’est toujours moins voyant qu’un guépard essoufflé ou qu’un triste dahu
Qui aurait, dans un sens, épousé un sentier
Aux dépens de la faune qu’il aurait détrônée...
Puis, faisant demi-tour, sombré dans un panier
De crabes asticotés
Devenus des vampires
En vue de le punir (d’avoir dû y croupir)...
Tu redoute’rais ta peur,
Là, sous le projecteur...
Tu crains les éléphants aux finances’, en affaires,
Pour ton cochon d’faïence ! et tu crains de leur plaire !
Tu dénonce’rais une’ Pieuvre ?
Il te faudrait des preuves !
Aussi, si c’est un signe,
Avant ton chant du cygne,

C’est juste l’occasion pour toi d’ouvrir les yeux
Sur les blessures’ du monde et ce n’est pas un jeu !

Alors, dis-moi cqui t’importe’, malgré les torts que ça comporte !
Est-ce’ que tu vois comme’ des cloportes’ ceux vers qui ton regard se porte ?
Après tout, tout ça te rapporte ! C’est ton bizness que tu colportes !
On pourrait dire : « il a du chien... » !
Ou bien dire’ que tu en es un !
Mais toi... qui es-tu, avant tout ?
Tu es un loup
Garou ! filou !
Ouh là là ! Gare au loup-garou !
Gare au loup ! Gare
Où... Où ? Mais Là ! Gare aux loubards...
Gare aux voyous !
J’en ai connus de pires !
Mais toi, qui es-tu pour finir ?


https://www.youtube.com/watch?v=42Y24kW14I8




 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


jeudi 2 avril 2015

DANS LES NUAGES...

Dans les nuages...

Tout ce qui fait nos souvenirs
Et qui, pour un rien, nous retient...
Pour un parfum, par un sourire...
Mais qui, parfois, nous vient de loin ;
Tant de moments sans importance
Qui tracent pourtant nos destins...
Ce qui se passe et recommence
Ou bien s'effacera demain :
La douceur de nos matins sages,
Après la folie des passions...
L'impression de ces longs voyages,
Que l'on partage à l'unisson !
Tant de regards pleins de chaleur
Ou de douleurs, qu'on porte en soi...
Et ce qui advient du bonheur...
Quand, passée son heure, il fait froid ;
Tous ces chemins pavés d'espoirs...
Qui nous font mal, quand ils sont loin...
Tout est passé dans nos mémoires,
Comme un présent qui nous rejoint...
Un instant lourd à soutenir,
Presque glacé, presque importun...
Qui nous revient sans prévenir
Et souvent... tient à presque rien !

Combien de jours de vie, combien d’éclairs fugaces...
Ont laissé, dans nos cœurs, leurs couleurs à leur place...
Et combien de silence assouvit sa menace...
A jamais, d’éloigner ce que le temps remplace ?
Où vont nos héritages... Où, dans la vie qui passe...
Demeure, en profondeur, ce qui meurt en surface ?

J’ai fermé mes albums et j’ai ouvert des pages...
En posant, quelque part, des paroles’, des images...
Aussi loin de ma vue... que perdues dans les nues :
Détachées du papier, ancrées dans les nuages,
A l’abri de la pluie, du feu et des orages...
Résidant... en réseaux... et parties d’un partage...
J’ai gardé ma patience et j’ai offert des gages...
Emissions de missives’... en mission de messages...
Pour qui porte le verbe au-dessus du verbiage...
A l’abri de l’oubli et de tous les naufrages...
J’ai donné ma confiance... en touchant des consciences...
Chaque jour comme une’ vie et la vie... comme un jour...
J’ai cultivé l’amour...
Au moins, j’aurai tenté d’habiller mes journées
Du manteau de mes mots, de gestes bien tournés,
D’attentions amicales’ et d’ambitions cordiales...
J’ai voulu contourner l’ironie de mon sort, détourner les contours
De tours bien déjoués... de nos peurs ennemies... de nos pleurs alentour...
Et dans quelques galères’, j’ai ramé sans répit...
Incendiaire’ pour la mort et pompier, pour la vie...
Si la maison brûlait... avec ses malles’ en cale...
Où j’ai mis des objets, imprégnés de souhaits ...
De regrets, de projets :
Une alliance échouée sur un écrin de moire...
Et des lettres’ entassées dans le fond d’un tiroir...
Le portrait de mon fils...
Ses dessins, ses esquisses...
Et combien de clichés, paysages’ et mirages...
A lire entre les lignes’ ou restés à la marge...
Si je devais transmettre un souvenir d’ici...
Si j’avais dû remettre à l’avenir, ma vie...
J’aurais juste accroché mon trésor sur la Toile...
Tableau du temps passé, filant sous les étoiles...
Pour que rien ne l’avale...
Et mon cœur fait escale au cœur de ses semblables...
Ce qui naît sur une’ table est alors impalpable...
Autant que c’est l’Amour qui a donné le jour
A des mots humbles’ et lourds, qui me parcourent’ et courent...
A l’assaut d’un destin qui reste aussi le mien !
De couplets en refrains, c’est Lui, auquel je tiens !
Si je suis inclassable ... c’est qu’Il est incasable...
Inlassable... incassable... et que rien de durable’ n’est écrit sur du sable...
Puisque la vérité rejoint l’éternité... qui se fout des velléités...
De zoner « hors catégorie », dans un bain de célébrité...  
Alambiquée... scénarisée !

Combien de jours... de nuits... combien d’éclairs fugaces...
Ont gravé, dans nos cœurs, leurs couleurs et leurs traces...
Et combien de silence accomplit sa menace...
Aujourd’hui, de voiler ce que l’oubli remplace ?
Où vont nos héritages’ ? Où, dans le temps qui passe...
Se trouve, en profondeur, ce qu’il couvre en surface ?

Mes « trésors temporels »... je les confie, c’est naturel...
Aux moyens juste... « exponentiels » de la mémoire... artificielle...
Les photos d’une enfance... entourée d’affection :
Un bonheur de maman cajolant ses poupons ;
La douceur de ma mère, irradiant son regard,
Habitant mes pensées, quand j’avais peur du noir...
Et le visage aimant d’un homme’ qui s’est donné...
Sang et eau, sans compter, depuis notre arrivée...
Qui disait sa fierté... Et qui n’a rien lâché...
Pour qu’on soit protégés !
Puis mes châteaux de sable, au milieu des jardins,
De mes jeux anodins, et de l’âge des bambins...
Mon premier jour d’école’, dans la main de ma sœur...
Et puis là, mon âme’ sœur, ma main contre son cœur...
Petite amie d’enfance à jamais disparue
Dans les limbes’ ou les nues d’un passé révolu...
Ma Petite Fleur de France... et ma petite’ princesse,
Pour qui j’étais un prince, avant qu’on ne se blesse...
Avant qu’on ne se perde, au fil d’une amitié
Qui n’aura pas duré !
Des films et des images’... j’en aurais des milliers...
A poser à l’abri de ce monde insensé... pour des millions d’années...
Mais l’or immatériel... lui, comme' tombé du Ciel...
Je le confie... au Grand Soleil... de l’Amour... éternel !
Rien ne se perd dans nos miroirs...
Tant qu’on peut y revoir... les jalons d’une histoire :
Nos idylles’ exaltées... nos candeurs envolées...
Les précieux sentiments qui nous ont traversés,
Autant qu’il est possible, ici-bas, d’en rêver... ou bien de l’espérer...
Et l’Amour idéal qu’on a pu se promettre,
Avant de le trouver, sans jamais s’en remettre
A Lui... qu’avec les feux de l’âme,
Les yeux noyés de larmes’... les pensées sous le charme...
Ou broyées dans le drame’ de perdre un être cher...
Qui nous fait basculer du printemps à l’hiver...
Nos premiers jours de pluie... et les derniers, aussi ...
Le soleil des vacances’ et les matins transis :
Premiers pas de côté...
Leçons d’humilité !
Ce qui reste indicible...
Prévisible ou sensible...
Notre quête amoureuse, au défi de nos haines...
Nos infimes secrets, notre éden... L’ADN...
Ce qui fait qui l’on est...
Qui restera mêlé...
A la « folle alchimie »...
Qu’on appelle... « La Vie » !

Combien d’amour... combien d’envies... combien de joies fugaces...
Ont gravé, dans nos cœurs, leurs couleurs et leurs traces...
Et combien de silence alourdit sa menace...
De ruiner, à jamais, ce que l’oubli remplace ?
Où vont nos héritages’ ; où va le temps qui passe...
Qui laisse, en profondeur, ce qu’il lèse en surface ?

J’ai fermé les albums et j’ai ouvert des pages...
En posant, quelque part, des paroles’, des images...
Contre vents et marées... j’en avais des milliers...
A lancer sur les murs, afin de les briser...
Pour gagner, au passage, autant de liberté !!!
J’ai recherché les ponts qui traversent les ombres...
Et j’ai compté, au ciel, les étoiles sans nombre...
Qui nous murmurent, la nuit, le mystère infini
Des lumières’ à l’abri des peines’ et des conflits...
Qui nous éclairent’ aussi, quand le jour s’est enfui...
A l’autre bout du monde, au revers d’aujourd’hui...
J’entends la voix sucrée... de ma mère’ qui m’appelle :
Là ! C’est l’heure du réveil, c’est un matin d’école... C’est une journée nouvelle !
Combien d’amour, pourtant, était caché derrière...
Et combien d’harmonie... pour nous aider, sur terre,
A vivre notre vie... à poursuivre un chemin
Qui ne nous défend pas... jamais... dy perdre... rien !
La matinée se lève et je bois mon café... en finissant mon rêve...
J’ai juste pris sur moi, pour sortir de ma trêve...
Ai-je appris mes leçons et que sais-je, à présent,
Que j’ignorais hier... Combien faut-il de temps
Pour deviner, un jour, qu’on n’est plus un enfant...
Tant qu’il est encore’ temps ?
Quel temps fait-il ici ? Je dois bien me couvrir...
Puisqu’une averse menace... et je vois se flétrir...
Les rayons de soleil gagnés par la grisaille...
Je sortirai quand même et j’irai... vaille’ que vaille...
Où vivre me ramène... et je sais que c’est bon
De Vivre, simplement, sans tout mettre en question...
Malgré tous nos soucis...
Je crois l’avoir compris !
J’ai mis dans mon cartable... un hommage à la vie...
Un appel à connaître... à découvrir aussi...
Ce qui fait qu’on est homme’... même au cours de l’enfance
Qui nous prépare un peu... à comprendre, à l’avance,
Où serait le joyau de toute une existence...
Oui ! Et toute la beauté qui rend bien toutes ses chances
A notre taille humaine... et à sa résistance !
Contre l’adversité de ce monde insensé,
Qui voudrait régenter jusqu’à notre pensée,
Doit-on voir un docteur... ou plutôt la police ?
Peut-on vaincre la peur, sans en être complice ?
Pour garder ses avoirs... oublie-t-on dexister,
Sous la botte ou l’emprise’ des intérêts privés ;
De sociétés démentes’... qui démentent’ avoir tort
De croire un jour pouvoir juste enterrer la mort ?
Ce matin, j’ai rêvé d’espace immaculé...
Je planais sans danger au-dessus des mêlées...
Tout semblait pacifié, je me voyais actif,
Loin de l’esprit guerrier... des sombres hiéroglyphes...
Subversifs et fautifs...
Qu’on dit inoffensifs...
Si c’est ma vocation, sans que ça tourne « en ronds »,
Moi, j’écris des chansons pour crever l’horizon !
Mon bol est sur la table... avec mes céréales...
Et j’ai toujours pensé que c’était bien banal !
Je reprends du café... j’entrevois ma tournée...
Tout ça est très carré...
J’ai posé le journal... et j’oublie mes regrets...
Avec un peu d’avance... sur ce qui vient... après !
Dehors, les ombres dansent :

Un nouveau jour commence...

Comment les cris du cœur... Comment l’Amour tenace...
Apaisent’ tant de douleurs qui pèsent’ et nous fracassent ...
Et combien d’espérance a juste pris la place
Du silence et du temps qui, souvent, nous dépassent ?
Où vont nos héritages’ ; est-ce’ que la vie qui passe
Demeure en profondeur, quand tout meurt en surface ?

J’ai fermé mes albums et j’ai ouvert des pages...
En posant, quelque part, des paroles’, des images...
Contre vents et marées... j’en avais des milliers...
A lancer sur les murs, avant de les briser...
Pour ouvrir un passage à notre humanité !!!


                                          A mes Amis...